LE-JOG 2025 un retour en force après 2 ans d’absence !

Bob d’Automag    2026-01-09 14:08:40   

LE-JOG 2025 : les belges ont brillé dans cet enfer d’eau et de boue !


Des vents violents et des pluies torrentielles s’abattent sur Land’s End, et ce ne sera que le début de l’enfer !

© Will Broadhead Photography.

La violence du vent et de la pluie dans la nuit de vendredi à samedi, précédant le départ matinal du "LeJog", était telle que la Lotus Elan +2 de John King était tellement inondée que les phares escamotables se déclenchaient et s’abaissaient sans cesse, tandis que les alarmes des fourgonnettes retentissaient, incapables de s’arrêter malgré les secousses incessantes.
C’était le premier signe que le LeJog était de retour après deux ans d’absence, et en force !

"Mais vous êtes fous... ohh oui !"

Cette première étape s’annonçait comme une succession de défis, 6 régularités et 4 spéciales allaient rythmer cette première soirée du "LeJog 2025", le rallye d’endurance (et de fiabilité) le plus difficile de sa catégorie, reconnu dans toute l’Europe.

Le soleil a fait une brève apparition, mais le temps s’est rapidement transformé en pluie torrentielle, provoquant des inondations et des déviations. Heureusement, l’équipe de compétition HERO-ERA a géré la situation avec professionnalisme, grâce à un balisage efficace et des changements d’itinéraire rapides.

© Will Broadhead Photography. Christian Dillier (CH) Tony Brooks (GB) Ford Model A

Trois courageux équipages de voitures très anciennes s’attaquent au LeJog Reliability Trial : une Bentley 3-4 ½ Red Label Speed de 1924 pilotée par Shaun Harborne et Alistair Leckie, ancien double champion de l’ERA HERO, et une Ford Model A de 1930 conduite par le Suisse Christian Dillier et Tony Brooks. La Ford a au moins un toit, la Bentley une sorte de capote, mais l’Aston Martin Speed Model 2L de 1937 est totalement dépourvue de toit !
Le pilote Simon Arscott et sa copilote Emily Anderson se sont retrouvés submergés par l’eau à un gué profond. L’eau a envahi l’intérieur du véhicule, mais heureusement, le moteur n’a pas calé. Emily raconte : « L’eau m’a complètement recouverte et m’a coulé dans le dos. Heureusement, cette fois-ci, j’avais emporté trois vêtements thermiques secs de rechange ! Mais au poste de contrôle juste après le gué, tenu par les vétérans et médaillés du LeJog, John Kiff et Roger Bricknell, ils ne m’ont pas reconnue ! Ils ont dû me prendre pour une extraterrestre, car j’étais couverte de boue et de feuilles ! »

Emily Anderson : "ils ne m’ont pas reconnue, j’étais couverte de boue et de feuilles !"
La Nuit des Longs Couteaux Gallois s’avère douloureuse ! (Deuxième étape : Penhow à Telford)

Kurt Vanderspinnen (BE) Guy Desmet (BE) Alfa Romeo Giuletta Sprint Veloce

Les équipages encore en lice ont affronté 109 kilomètres d’une redoutable section de contrôle horaires, qui est à la fois admirée et redoutée pour ses défis intenses de pilotage et de navigation. Une seule erreur peut coûter cher et un équipage peut perdre sa position durement acquise.
Avant même d’aborder la section des Contrôles Horaires, les équipages devaient négocier trois spéciales de régularité très difficiles. Ces régularités se sont avérées extrêmement compliquées, avec quelques sorties de route. John King, accompagné de Mike dans la Lotus Plus 2, a notamment subi un incident après un virage en descente à 90° en sollicitant un peu trop sa Lotus, il a endommagé l’avant droit de sa voiture. Un autre équipage de tête, les Belges Kurt Vanderspinnen et Guy Desmet ont dû ajuster la courroie d’alternateur qui faisait un bruit d’enfer, suite à des innombrables "douches" d’eau. Le parcours du CH était extrêmement difficile : pentes glissantes, éclaboussures d’eau, gués, portions rapides et même un double gué. Une Fiat 124 s’est retrouvée noyée, certains équipages ont dû descendre et pousser des voitures hors de l’eau, et les virages en épingle étaient extrêmement serrés. Les portions rapides à travers la lande étaient absolument grisantes, et la soirée s’annonçait cruciale en termes de médailles et de performance : qui réussirait à terminer le parcours, voire même à le parcourir sans faute ? Cette question a traversé l’esprit de tous les participants, et à plusieurs reprises...

© Will Broadhead Photography. John King va devoir recoller les morceaux de la Lotus+2

C’est tout simplement le rallye de voitures anciennes le plus exigeant, le plus fou et le plus difficile au monde.

Même Iain Tullie, qui est un navigateur sept fois médaillé d’or au LeJog, tout comme son pilote Andy Lane ; même eux ont dû surmonter quelques obstacles au cours des deux heures nécessaires pour parcourir l’intégralité de la section CH à une moyenne de 48 km/h : « On a réussi à traverser le champ de bataille. Deux voitures étaient tombées en panne devant nous à cause de l’eau. Des gens s’enlisaient dans d’énormes flaques, on a même dû pousser deux voitures pour les dégager ! Au total, ça nous a probablement coûté six minutes. Mais après, on a pu rouler sans encombre. Andy a super bien conduit. La petite Mazda a vraiment bien résisté à tout ! »

© Will Broadhead Photography. Mark Godfrey (GB) Martyn Taylor (GB) MG B

Mark Godfrey, Co-champion avec Martyn Taylor au volant de leur MGB, a commenté l’épreuve de CH : « Disons que la soirée a été… intéressante... Franchement, c’était vraiment très dur. Les routes étaient assez accidentées, mais c’était éprouvant. C’était dur pour le copilote comme pour le pilote, non mais c’était impitoyable. Mais maintenant, assis ici, à la lumière du jour, j’ai adoré ! » (rires) 🤣

Les conditions étaient si mauvaises pour Simon Arscott et Emily Anderson dans leur Aston Martin de 1937 (100% décapotable) qu’ils ont dû abandonner. Simon : « On a dû abandonner hier soir. Ce n’était pas une question de froid, de pluie ou quoi que ce soit d’autre. L’eau stagnante, c’est vraiment dangereux. Si on tombe dans une flaque d’eau, c’est trop risqué. L’Aston Martin est tellement basse qu’on se ferait submerger par les vagues, et en plus, on n’a pas de freins. On roulait sur les haies et les talus pour essayer de ralentir, parce qu’on ne pouvait pas s’arrêter. Vu notre vitesse moyenne, c’est vraiment difficile, beaucoup trop dangereux. On pensait que la troisième étape se passerait mieux au début, mais en traversant l’Écosse, ça risque d’être pareil. »

© Will Broadhead Photography. Andrew Boland (IE) Mark Bramall (GB) Ford Escort RS2000

Certains équipages n’ont même pas pu atteindre la section CH après des difficultés rencontrées lors des régularités précédentes. Helen et Peter Hanimann, originaires de Suisse, se sont retrouvés coincés dans un petit lac, le moteur de leur Alfa Romeo Giulia Super étant complètement noyé. Helen raconte : « Nous étions dans une énorme flaque d’eau, dans le noir, bloqués un bon moment, avant d’être finalement remorqués ! » Helen et Peter ont probablement imploré l’aide divine et leur prière aura été exaucée, car la toute première propriétaire de l’Alfa en 1972, était une religieuse !

Chris Exelby (GB) Richard Exelby (GB) MG B Roadster

Après ce chaos, le bureau de calculs annonçait les résultats : Kevin Haselden et Ryan Pickering occupaient la première place à bord de leur Mini Cooper S, aux côtés du Suisse Hempi Dürer, navigué par Henry Carr dans sa Volvo. Eric Michiels et Aswin Pyck ont réalisé une nouvelle belle performance en se classant, eux aussi, en tête pour l’instant dans leur Porsche 924 S.

Eric Michiels et Aswin Pyck ont réalisé une nouvelle belle performance sur ce LEJOG’25. © Will Broadhead Photography.
Les conditions météorologiques extrêmes, humides et brumeuses, aggravent les difficultés de LeJog. (Troisième étape : Telford à Gretna Green)

La première spéciale de la troisième étape, Weston View, a donné le ton d’une longue et difficile journée de lutte contre les éléments et les difficultés de navigation. L’eau a submergé certaines voitures de rallye, voire noyé leurs moteurs. Des nids-de-poule sous la surface de l’eau ont crevé les pneus, de nombreux concurrents se sont retrouvés à court de pneus de réserve, tandis que la pluie inondait la piste. Enfin, le brouillard a causé des problèmes sur la cinquième spéciale, Cobby Sky, située tout en altitude !
Cette troisième étape était celle des abandons. Quarante-cinq voitures étaient encore en course après le troisième contrôle de la journée.

Kevin Haselden (GB) Ryan Pickering (GB) Mini Cooper S

Kevin Haselden : « C’était plutôt bien, mais il y avait énormément d’eau. On avait les pieds dans l’eau dans la voiture, surtout quand on traversait des flaques, parce qu’on ne sait pas non plus quelle est la taille des nids-de-poule sous l’eau, mais on ne peut pas se permettre de ralentir à chaque fois parce qu’on perd trop de temps. Alors on roule et on croise les doigts, tout en se faisant éclabousser le pare-brise. Presque tout était très boueux, très, très mouillé. Le brouillard a été un vrai fléau aujourd’hui. On s’en sort encore plutôt bien, vu les conditions ! »

Quatrième étape : de Gretna Green à Fort William

Il ne reste plus que neuf équipages en lice pour les médailles avant l’étape finale de 10 heures jusqu’à John O’Groats.

la Lotus Elan +2 de John King a dû se résoudre à l’abandon, bielle cassée !

Les conditions météorologiques continuent de perturber la course, et le nombre de médailles restantes est désormais de neuf. Il ne reste que six médaillés d’or et trois d’argent en lice ; aucun concurrent pour le Ruban Bleu ou le Bronze n’est plus en lice ! Le plus gros coup dur a frappé les médaillés d’argent, John King et Mike Cochrane, juste après leur passage au point de contrôle de Tyndrum, dans l’obscurité de Glen Orchy, lorsqu’une bielle a cassé dans le moteur. C’est une fin triste pour l’équipage de la Lotus Elan Plus 2, qui avait même survécu à un moteur noyé dans un gué au Pays de Galles. On se demande si des dommages ont été causés à ce moment-là, mais dans tous les cas, leur épreuve du LeJog est terminée.
Nombreux sont ceux qui espèrent simplement franchir la ligne d’arrivée à John O’ Groats, et certains qui prient pour conserver leurs places et la médaille, mais la nuit et le petit matin seront difficiles... du début à la fin.

© Full Regulator Photography. Eric Michiels (LU) Aswin Pyck (BE) Porsche 924S

Même dans ces conditions difficiles, le plus grand fan de LeJog est sans doute le Luxembourgeois Eric Michiels, qui avec son navigateur belge Aswin Pyck, figure toujours parmi les médaillés d’or à bord de leur Porsche 924 S immatriculée : "Le Jog" !
Eric M. : « Oui, je suis un grand fan du LeJog, je dis même que c’est une véritable passion, tellement c’est addictif. Et pourtant, pendant le rallye, comme maintenant où la fatigue se fait sentir, on se demande parfois : qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi ce stress ? Pourquoi j’aime ça ? Mais ensuite, quand on rentre à la maison le jeudi matin, on se dit : Tiens, quand est-ce que je m’inscris pour la prochaine édition ? Être en tête peut être stressant, car on sait ce qu’on risque de perdre pendant la nuit, mais je suis confiant car mon navigateur, Aswin Pyck, est exceptionnel. Il fait vraiment partie de la Ligue des Champions des navigateurs. Bien sûr, il y a d’autres navigateurs ici qui sont aussi excellents, mais Aswin est vraiment au sommet. C’est un jeune homme d’à peine 32 ans, mais il a déjà plus de 200 rallyes à son actif. C’est tellement rassurant de conduire avec un bon copilote : pas besoin de vérifier deux fois, il suffit de suivre ses conseils, et il est capable de calculer trois choses à la fois. C’est incroyable ! Il a un don pour le calcul et la déduction, et il effectue toutes sortes de calculs dans la voiture qui me facilitent grandement la conduite. C’est un véritable ordinateur humain embarqué ! »

A ce stade, il ne reste que sept régularités et un monstre du Loch Ness gigantesque à franchir pour boucler cette épreuve d’endurance de 2 400 kilomètres en quatre jours – la plus difficile d’Europe.

Un court moment de repos... © Will Broadhead Photography.
L’arrivée est en vue ! (Cinquième étape : de Fort William à John O’Groats)

Une édition record marquée par des pluies incessantes, ce qui en a fait le rallye le plus humide et donc le plus difficile depuis 15 ans.

Miles Fieldhouse, lauréat de la bourse Bob Rutherford, a été parachuté en cours de course pour prendre la barre d’une Bentley vintage décapotable dans des conditions épouvantables. Il a brillamment piloté avec Shaun Harborne. Sur le Loch Ness Monster, Shaun a glissé une roue dans la vase et ils ont failli être éliminés. Heureusement, Miles a trouvé une ferme à proximité, il a réveillé le fermier à 3 heures du matin et l’a persuadé de venir les remorquer. Par chance, le fermier appréciait les vieilles Bentley !

Shaun Harborne : la Bentley se souviendra du Loch Ness Monster !

Iain Tullie et Andy Lane semblaient glisser sur les torrents d’eau, de boue et de nids-de-poule qui accompagnaient cette édition particulièrement pluvieuse, leur Mazda Roadster affrontant les difficultés avec une aisance déconcertante tandis que d’autres s’enfonçaient littéralement. L’alliance du pilotage de Lane et du sens inné de la navigation de Tullie leur a permis de décrocher chacun leur huitième médaille d’or dans le rallye de régularité d’endurance le plus difficile d’Europe, qualifié à juste titre « d’épreuve de fiabilité ».

Iain Tullie et Andy Lane ont décroché chacun leur huitième médaille d’or ! © Will Broadhead Photography.

« Impitoyable » est une façon de décrire ce rallye, « folie » en est une autre, ou encore une "maladie dont on ne peut se défaire". Avec la moitié des participants découvrant LeJog, nombreux sont ceux qui ont été stupéfaits par la difficulté et le caractère addictif de l’épreuve et qui ont juré de revenir. Avec un parcours de 2400 kilomètres reliant Land’s End, à la pointe de l’Angleterre, à John O’ Groats, à l’extrémité sud de l’Écosse, ce rallye d’endurance n’est pas pour les âmes sensibles. Il jouit d’un statut culte en Allemagne, en Belgique et en Suisse, d’où proviennent la plupart des participants européens, dont beaucoup reviennent régulièrement.

Guy Woodcock, directeur de compétition et directeur de course du LeJog 2025 pour HERO-ERA, et son équipe conçoivent cet événement comme un rallye exceptionnel, fidèle à la tradition d’endurance où les médailles sont décernées et non les podiums. Ils veillent également à proposer une navigation exigeante, avec son lot de pièges qui mettront à l’épreuve même les navigateurs les plus aguerris. L’équipe de Guy a consacré un temps considérable à modifier le parcours afin d’éviter les routes coupées par les inondations ou les glissements de terrain, tout en parvenant à conserver l’essentiel du tracé et à maintenir le suspense pour tous les participants.

Le Luxembourgeois Eric Michiels et son navigateur belge Aswin Pyck ont brillé et remporté des médailles d’or à bord de la Porsche 924S d’Eric, arborant une plaque d’immatriculation unique : "LeJog" ! Eric, fidèle à lui-même, s’est enthousiasmé pour les médailles et le LeJog, comparant la chanson « Gold » de Spandau Ballet des années 80 à leur propre victoire.
Eric M. : « C’est un exploit incroyable. Et je dois dire que les gens devraient se rendre compte des souffrances endurées par ces deux gars dans une vieille voiture pour décrocher cette médaille d’or. C’était vraiment très dur. Il y avait énormément de stress et une grande peur d’abandonner à la troisième, voire à la quatrième ou à la cinquième étape. Mais bon, on a gardé le moral, et nous voilà ! Quel aventure ! »

De même, certains équipages, pourtant assurés de l’or et de l’argent, ont dû abandonner au cours des dernières 24 heures. Hampi Durrer et Henry Carr, en pleine course, ont vu leur pompe à essence lâcher, tandis qu’Andrew Duerden et Michael Rodel, au volant de leur Mercedes W115 230, ont manqué un point de contrôle caché alors qu’ils étaient quasiment certains de décrocher l’or. Les Suisses Christian Dillier et Tony Brooks, eux aussi en lice pour l’or, ont vu les difficultés de la dernière nuit les entraîner dans un fossé, leur Ford Model A de 1930 se retrouvant presque couchée sur le côté. Ils ont réussi à s’en sortir et à reprendre la course, mais leur médaille d’or s’était envolée avec la pluie.

Les soeurs Texa et Danna et leur père Andy Sim avec la Sunbeam Rapier de 1957 devenue héroïque.

Dans ce même Loch Ness Monster impitoyable et exigeant, une équipe familiale composée de deux sœurs, Texa et Danna, et de leur père, Andy Sim installé sur le siège passager à l’arrière de leur Sunbeam Rapier de 1957, est devenue héroïque en aidant l’équipage chevronné de Kevin Haselden et Ryan Pickering à décrocher l’or ! Danna et Texa ont aidé à pousser la Mini de Haselden en haut d’une côte, alors qu’elle peinait à trouver de l’adhérence et que l’embrayage patinait. Complètement novices, c’était un geste généreux, surtout lorsqu’elles étaient elles-mêmes parfois en difficulté, mais au final, elles ont adoré l’expérience.

Notre équipage belge perd la médaille d’or pour 1 contrôle loupé !

Kurt Vanderspinnen : "Le Jog 2025 était la version de 10000 flaques d’eau profondes et de la pluie non-stop. Nous sommes très heureux avec notre résultat : 7éme au général et 2éme de classe, derrière les spécialistes Kevin Hasselden et Ryan Pickering, médaillistes d’or. Pour Guy (De Smet) ce n’était que sa deuxième participation à un rallye en UK (après le HERO Challenge One en été dernier). Il a fait un super boulot. Nous avons perdu une médaille juste pour n’avoir pas trouvé un 1 timing point le samedi soir parmi les quelques 280 contrôles au total, tous à trouver sur cartes à tracer. L’Alfa a fonctionné à merveille, sans la moindre hésitation. On a uniquement dû ajuster la courroie d’alternateur qui faisait un bruit d’enfer le samedi soir, suite à des innombrables trombes d’eau. Un très grand merci à BLIX MOTORSPORT pour la superbe préparation."

© Will Broadhead Photography. "Giuletta" terminera 7è au général et 2è de classe ❤️

Texte : Com HERO-ERA
Photos : Will Broadhead Photography - Cornwall Classics - Full Regulator Photography
Infos sur le-Jog : LE-JOG
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Vivement 2027 pour fêter le 30e anniversaire de LeJog !

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